Il a suffi, au lendemain de l'adoption du texte par le Sénat, que le gouvernement accélère le calendrier parlementaire et prévoie une deuxième lecture à l'Assemblée dès cette semaine, pour que l'une parle de “dictature”, l'autre de “guerre civile” ou, à tout le moins, de “déni de démocratie”.
On croit rêver! Voilà une réforme qui faisait partie des engagements de M. Hollande. Qui a fait l'objet d'un très large débat depuis six mois. Qui a été examinée de façon approfondie pendant des centaines d'heures au Parlement. Une réforme, enfin, qui crée des droits nouveaux pour les couples homosexuels sans en enlever aucun aux autres familles. Bref, une réforme progressiste, nécessaire et légitime. Tout cela serait ridicule si ce n'était révélateur.
Tout d'abord, la radicalisation des opposants témoigne d'une conception singulière de la démocratie. À leurs yeux, à l'évidence, le vote du Parlement ne pèse rien contre la “rue”, et les élus du peuple ne sont pas, ou plus, les représentants légitimes du peuple.
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Mariage gay : radicalisation contre débat démocratique
LE MONDE | * Mis à jour le Des militants anti mariage gay dimanche 14 avril à Lyon. | AFP/PHILIPPE DESMAZES Éditorial du "Monde". François Hollande l'affirmait, il y a peu, à la télévision :...
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